Introduction au défi Les approches actuelles pour résorber ces pénuries de main- d’oeuvre ne suffisent pas Les établissements d’enseignement canadiens ne forment pas le nombre de personnes nécessaire pour répondre aux besoins actuels du marché du travail. / Introduction Le Canada se trouve à un moment charnière Notre pays fait face à des pénuries critiques de main-d’œuvre qualifiée, ce qui nuit à l’économie, à la productivité et à l’accessibilité des services. Les inadéquations entre les compétences disponibles et les besoins du marché du travail devraient coûter environ 2,6 milliards de dollars en 2024. Ces écarts devraient s’accentuer au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population canadienne, de la réduction importante du nombre de travailleurs étrangers temporaires et de la concurrence grandissante pour attirer les travailleurs qualifiés dans l’ensemble de la limite Nord. Sans mesures concertées pour s’attaquer à ces pénuries, le Canada deviendra de plus en plus vulnérable au ralentissement économique, à une détérioration de la qualité de vie et à la montée des cybermenaces. Ce qu’on fait là, ça marche pas Les approches actuelles pour résorber ces pénuries de main-d’œuvre ne suffisent pas. Les établissements d’enseignement canadiens ne forment pas le nombre de personnes nécessaire pour répondre aux besoins actuels du marché du travail. Par exemple, on estime que l’Ontario devra former 51 900 préposées et préposés au service de soutien personnel (PSSP) d’ici 2027, alors que seulement 21 700 devraient être ajoutés selon les programmes actuels et les mesures existantes. Les établissements d’enseignement tardent également à s’adapter aux besoins changeants du marché du travail, ce qui laisse de nombreux diplômés sans les compétences les plus recherchées aujourd’hui. Le système d’immigration actuel ne fonctionne pas aussi efficacement qu’il le devrait. Un nouvel arrivant sur quatre titulaire d’un baccalauréat ou d’un diplôme supérieur vit un « décalage formation-occupation », ce qui signifie que ses compétences sont sous-utilisées. À l’inverse, les immigrants de la Catégorie de l’expérience canadienne, qui possèdent une expérience et des titres de compétences obtenus au Canada, connaissent ce décalage à un taux deux fois moindre, inférieur à la moyenne canadienne. Selon une analyse de la RBC, « amener les personnes immigrantes au niveau salarial et au taux d’emploi des personnes nées au Canada pourrait ajouter 50 milliards de dollars au PIB ».» La dépendance excessive du Canada, ces dernières années, envers les travailleurs étrangers temporaires et les étudiantes et étudiants internationaux a exercé une pression notable sur le logement, les infrastructures et le système de santé. Pour la première fois depuis le début des années 2000, une majorité de Canadiens estiment maintenant que l’immigration est trop élevée. Les nouveaux arrivants connaissent eux aussi des difficultés. 42 % d’entre eux envisageraient de quitter le Canada et les personnes immigrantes arrivées depuis 1982 quittent le pays à un taux annuel de près de 1 %. Le Plan des niveaux d’immigration 2026 met de l’avant une nouvelle approche axée sur « le comblement des besoins du marché du travail, le renforcement des secteurs clés de l’économie et le soutien des collectivités partout au pays » C’est le temps d’une nouvelle approche Nous avons besoin de nouvelles approches pour mieux harmoniser nos politiques d’immigration, les besoins du marché du travail et la formation des compétences. Le Canada s’est construit grâce à l’immigration. Des générations de nouveaux arrivants sont venues s’établir ici et ont contribué à la croissance et au dynamisme de notre économie et de notre société. Il est clair que la solution à nos pénuries de main-d’œuvre repose sur la mobilisation des talents internationaux. Le gouvernement du Canada partage ce constat — le Plan des niveaux d’immigration 2026 met de l’avant une nouvelle approche axée sur « le comblement des besoins du marché du travail, le renforcement des secteurs clés de l’économie et le soutien des collectivités partout au pays ». Pour y parvenir, le gouvernement a porté la proportion d’immigrants économiques à 64 % de l’ensemble des admissions. Il est essentiel que les immigrants économiques qui viennent au Canada pour combler les besoins du marché du travail soient placés sur la voie de la réussite et formés dans les compétences dont notre pays a le plus besoin. 369 Global pilote un modèle innovant qui peut contribuer à atteindre cet objectif : les Centres mondiaux de développement des compétences (CMDC). Les CMDC constituent une approche ciblée pour répondre aux principales pénuries de main-d’œuvre du Canada en misant sur les talents internationaux. Il s’agirait de centres physiques situés dans des régions stratégiques à l’étranger, offrant un enseignement et formation techniques et professionnels (EFTP), un accompagnement complet avant l’arrivée ainsi qu’une intégration avec des employeurs canadiens dans des professions en forte demande (comme les PSSP). Ces centres seraient gérés par des établissements d’enseignement canadiens en étroite collaboration avec les organismes de services aux immigrants et les employeurs. 369 Global a entendu directement les employeurs et partenaires du secteur : ils souhaitent recruter des talents internationaux mais accordent une grande importance à la préparation au contexte canadien, à l’exposition aux pratiques locales et aux compétences linguistiques. C’est là que les CMDC peuvent jouer un rôle déterminant. La formation offerte dans ces centres serait conçue pour répondre aux besoins des employeurs et pourrait être adaptée en temps réel en fonction de l’évolution du marché du travail. Les CMDC aideraient à relever le principal défi des employeurs : permettre aux talents internationaux de se familiariser avec les particularités du milieu de travail canadien. 369 Global est résolu à offrir une formation conçue et dispensée au Canada, mais accessible à l’étranger, afin que les talents internationaux soient prêts à contribuer immédiatement au marché du travail canadien dès leur arrivée. D’autres pays ont déjà commencé à utiliser la formation professionnelle offerte à l’étranger comme outil de mobilité de la main-d’œuvre. En plus d’offrir une meilleure prévisibilité, un soutien accru et des liens plus solides vers l’emploi pour les nouveaux arrivants, la formation internationale constitue une façon ciblée de contribuer à combler les pénuries de main-d’œuvre au pays. Le Canada doit saisir cette occasion et examiner sérieusement la possibilité d’offrir de la formation internationale par l’entremise des Centres mondiaux de développement des compétences (CMDC). Cependant, l’environnement stratégique actuel au Canada n’est pas suffisamment adapté pour permettre aux CMDC d’atteindre pleinement les résultats visés. Le gouvernement du Canada, de concert avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les acteurs de l’industrie et les communautés de nouveaux arrivants, doit mettre en place les changements nécessaires aux politiques d’immigration et de développement des compétences pour permettre aux CMDC de réaliser leur plein potentiel. Les CMDC offrent une occasion ambitieuse de repenser la façon dont le Canada prépare les prochaines générations de nouveaux arrivants à prospérer en tant que citoyennes et citoyens engagés, productifs et pleinement intégrés. Afin de contribuer à concrétiser cette vision, le présent document de politique : Souligne les défis actuels liés aux pénuries de compétences au Canada Présente et évalue l’approche actuelle du Canada en matière d’immigration économique pour combler les écarts de compétences Explore les avantages d’un enseignement et formation techniques et professionnels international (EFTP) Décrit le modèle des CMDC Recommande des orientations stratégiques pour faciliter la mise en œuvre des CMDC et assurer leur réussite Les écarts de compétences et de main-d’œuvre au Canada D’importantes pénuries de compétences et de main-d’œuvre menacent la prospérité du Canada Introduction au défi Les approches actuelles pour corriger les pénuries de main-d’œuvre ne sont pas suffisantes Les écarts de compétences et de main-d’œuvre au Canada D’importantes pénuries de main-d’œuvre et de compétences menacent la prospérité du Canada Arrimer la formation internationale avec l’immigration canadienne L’identité et la réussite du Canada ont longtemps été façonnées par les contributions des personnes immigrantes Exemples internationaux d’EFTP Enseignement et formation techniques et professionnels Centres mondiaux de développement des compétences Appliquer les enseignements internationaux au contexte canadien Recommandations Si les Centres mondiaux de développement des compétences (CMDC) doivent soutenir efficacement les apprenantes et apprenants dans l’acquisition de compétences reconnues au Canada et dans leur parcours migratoire, ils devront s’appuyer sur un environnement favorable composé de politiques et de partenariats solides