Si les Centres mondiaux de développement des compétences (CMDC) doivent soutenir efficacement les apprenantes et apprenants dans l’acquisition de compétences reconnues au Canada et dans leur parcours migratoire, ils devront s’appuyer sur un environnement favorable composé de politiques et de partenariats solides

Cela exige une collaboration étroite entre le gouvernement du Canada, les organisations œuvrant à l’établissement de CMDC, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les partenaires de l’industrie, les acteurs de l’écosystème de l’immigration, ainsi que les leaders des communautés diasporiques. Grâce à ces partenariats continus, les CMDC peuvent s’intégrer dans une approche plus large de type « Équipe Canada », afin de renforcer l’influence internationale du Canada, mobiliser les réseaux de la diaspora et ouvrir de nouvelles possibilités commerciales à l’échelle mondiale.

En tant que gouvernement principalement responsable de l’immigration et capable de rassembler les provinces et territoires, le gouvernement du Canada devrait jouer un rôle de leadership dans le soutien au modèle des CMDC.

Les priorités d’action clés comprennent

  • Recommandation 1

    Le gouvernement du Canada devrait créer un Fonds mondial de développement des compétences, en y consacrant 300 millions de dollars sur trois ans sous forme de prêts à faible coût et de contributions destinés aux établissements de formation canadiens souhaitant mettre en place des CMDC

    Le Fonds de développement des compétences mondiales représenterait une occasion d’investissement stratégique visant à renforcer la capacité à long terme d’un programme évolutif, favorisant un développement durable des compétences et capable de s’adapter aux besoins changeants du marché du travail canadien

    Ce fonds ciblé offrirait des prêts remboursables aux établissements canadiens d’enseignement ayant besoin de soutien pour couvrir les coûts de démarrage liés à la création d’un Centre mondial de développement des compétences à l’étranger. Des contributions pourraient également être versées pour soutenir les services d’apprentissage intégrés au parcours des CMDC — notamment l’éducation financière, la formation à l’engagement civique et aux compétences numériques — afin d’améliorer l’employabilité et la réussite des diplômées et diplômés des CMDC au Canada.

    Bien qu’une version mature du modèle des CMDC puisse ultimement être autofinancée, sa mise en place initiale pourrait nécessiter un soutien financier, à l’image d’autres investissements publics dans la formation dirigée par l’industrie, comme l’Initiative de perfectionnement des compétences pour l’industrie, dotée de 250 millions de dollars.

    Le Fonds de développement des compétences mondiales constituerait un investissement initial modeste. Les gouvernements canadiens consacrent collectivement environ 12 milliards de dollars par année au soutien de la formation et des services d’emploi, en plus de 35 milliards de dollars destinés aux établissements postsecondaires et de plus de 1,2 milliard de dollars en soutien fédéral aux services d’établissement des immigrants.

  • Recommandation 2

    Exportation et développement Canada (EDC) devrait offrir aux exploitants de CMDC des mécanismes de financement et de gestion des risques pour les appuyer dans l’exportation de services d’EFTP

    Exportation et développement Canada (EDC) devrait fournir un soutien financier et des services de gestion des risques adaptés aux entreprises canadiennes cherchant à exporter des services de formation technique et professionnelle sous forme de CMDC. En offrant des assurances, du financement ou des garanties, accompagnés de conseils spécialisés, EDC faciliterait l’entrée des exploitants de CMDC sur les marchés internationaux.

    EDC devrait reconnaître le secteur de l’éducation et de la formation comme un secteur prioritaire d’exportation, en raison de son fort potentiel de croissance et des avantages économiques qu’il représente pour le Canada, puis développer des solutions ciblées répondant aux besoins du secteur. Les CMDC s’inscrivent clairement dans la mission d’EDC de « développer des échanges durables entre le Canada et le monde et d’accroître la compétitivité du Canada sur les marchés internationaux », et constitueraient d’excellents candidats pour recevoir son appui.

  • Recommandation 3

    Le gouvernement du Canada, par l’entremise d’Affaires mondiales Canada, devrait envisager de tirer parti des CMDC pour soutenir le développement du capital humain dans les pays hôtes, notamment en appuyant les personnes formées dans un CMDC qui prévoient demeurer dans leur pays d’origine

    Affaires mondiales Canada finance déjà le développement des compétences et l’EFTP à l’international dans le cadre de programmes de développement et de collaboration. Les Partenariats mondiaux pour les compétences (PMC) actuels sont généralement financés par les pays de destination
    au moyen de l’aide publique au développement. Dans le contexte canadien, Affaires mondiales Canada devrait examiner le modèle des CMDC dans le cadre de ses mécanismes de financement liés à l’EFTP et rechercher des possibilités d’harmonisation et de soutien. financier. Les CMDC pourraient soutenir les objectifs d’Affaires mondiales Canada en offrant une formation de haute qualité, conçue au Canada, aux participantes et participants qui prévoient demeurer dans leur pays d’origine après l’obtention de leur diplôme et contribuer aux secteurs en demande. Fournir un financement direct pour couvrir les coûts de formation de ces apprenantes et apprenants constituerait une forme efficace d’aide au développement axée sur l’EFTP, réalisée avec des partenaires de confiance, et contribuerait à réduire la fuite des compétences dans les pays où sont implantés les CMDC.

  • Recommandation 4

    Le Service des délégués commerciaux devrait fournir des services d’accompagnement spécialisés aux établissements de formation qui souhaitent établir des CMDC à l’étranger

    Compte tenu de l’ampleur des possibilités offertes par les CMDC et de leur importance pour l’économie canadienne, le Service des délégués commerciaux (SDC) devrait fournir un soutien et une expertise aux organisations cherchant à développer des CMDC sur les marchés internationaux. Ce soutien pourrait inclure : l’aide à naviguer dans les politiques d’éducation postsecondaire des différentes juridictions, y compris les exigences institutionnelles et les politiques liées aux frais de scolarité; l’établissement de liens avec des experts sectoriels et des marchés potentiels; la gestion des risques et l’accès à des occasions de financement supplémentaires pour les CMDC.

Élaborer des voies d’immigration alignées sur le modèle des CMDC

Les Centres mondiaux de développement des compétences (CMDC) sont conçus pour s’intégrer au système d’immigration canadien comme une approche complémentaire aux autres parcours de développement des compétences (ils ne nécessitent pas de transformation majeure du système actuel). Pour maximiser les avantages de la formation offerte par les CMDC et permettre aux apprenantes et apprenants de venir au Canada, des voies d’immigration appropriées doivent être mises en place.

Deux grandes avenues sont possibles : Optimiser et adapter les voies d’immigration existantes pour faciliter l’arrivée des diplômées et diplômés des CMDC; Créer une voie novatrice, propre au modèle des CMDC, pour mieux aligner la sélection des immigrants sur les besoins du marché du travail canadien.

  • Recommandation 5

    Le gouvernement du Canada devrait envisager des ajustements au système Entrée express afin de reconnaître les diplômées et diplômés des CMDC comme des candidates et candidats hautement compétitifs pour l’immigration

    En tant que principale voie d’immigration économique, le programme Entrée express devrait être adapté afin de mieux reconnaître et valoriser les diplômées et diplômés des CMDC. Cela permettrait au gouvernement de renforcer l’utilisation de l’immigration économique comme levier de compétitivité, un objectif souligné dans le Budget 2025. Les modifications devraient inclure des ajustements au Système de classement global (SCG) et à la sélection fondée sur des catégories, notamment :

    1. Modifier le Système de classement global (SCG) pour reconnaître que la formation canadienne offerte à l’étranger par l’intermédiaire des CMDC est équivalente à la formation suivie physiquement au Canada. Avec l’essor de l’apprentissage à
      distance, le lieu physique n’est plus un indicateur fiable du caractère « canadien » de la formation. Le SCG pourrait être modifié afin que les études postsecondaires effectuées dans un CMDC offrent le même nombre de points que les études réalisées au Canada : 15 points pour un programme d’un ou deux ans; 30 points pour un programme de trois ans ou plus. Ces ajustements refléteraient la valeur réelle de la formation des CMDC pour l’intégration au marché du travail canadien.
    2. Aligner la sélection fondée sur les catégories d’Entrée express avec les occupations ciblées par les CMDC. Le gouvernement du Canada et les fournisseurs de CMDC devraient collaborer pour garantir que les candidates et candidats formés dans les CMDC soient prioritaires dans les filières
      pertinentes, y compris la sélection fondée sur les catégories. Étant donné que les CMDC forment des travailleuses et travailleurs pour combler des besoins économiques identifiés  — notamment des pénuries critiques — il serait logique que les CMDC indiquent les codes CNP pertinents correspondant à leurs formations; et que le gouvernement du Canada s’assure que ces codes soient intégrés aux catégories prioritaires d’Entrée express.
    3. Réintroduire l’attribution de points dans le SCG pour les candidates et candidats ayant une offre d’emploi dans des secteurs prioritaires confrontés à des pénuries. La reconnaissance des offres d’emploi permettrait d’accorder une priorité accrue aux diplômées et diplômés des CMDC qui ont déjà obtenu un emploi canadien, ce qui renforcerait leur capacité à combler des pénuries essentielles de main-d’œuvre. Pour réduire les risques de fraude, les points pourraient être attribués uniquement aux offres d’emploi dans des secteurs prioritaires identifiés comme étant en pénurie.
  • Recommandation 6

    Le gouvernement du Canada devrait maintenir les investissements nécessaires pour accélérer les délais de traitement des programmes d’immigration économique

    Le gouvernement du Canada accorde déjà une priorité à la réduction des délais d’attente et à l’amélioration de l’expérience des personnes souhaitant immigrer au pays. Le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (IRCC) travaille à moderniser le système d’immigration grâce à un portail en ligne simplifié et à une plateforme de gestion des cas plus efficace.

    Pour permettre au Canada de mieux rivaliser dans la course mondiale aux talents, le gouvernement devrait poursuivre ses efforts visant à accélérer les délais de traitement des voies d’immigration économique.

    Actuellement, ces voies ont des délais d’attente variant de six à treize mois. Pour que le système d’immigration soit bien aligné sur le modèle des CMDC, ces délais doivent être rationalisés afin que, peu après la réussite de leur formation, les diplômées et diplômés puissent s’installer rapidement et sans obstacles au Canada. Des délais trop longs rendraient inévitablement la formation dans un CMDC, et l’immigration au Canada en général, beaucoup moins attrayantes. Le gouvernement du Canada devrait viser un délai maximal de quatre mois pour toutes les voies d’immigration économique. Outre le soutien aux CMDC, cette mesure aiderait le gouvernement à atteindre son objectif de « rétablir la maîtrise, la clarté et la cohérence du système d’immigration »

  • Recommandation 7

    Les gouvernements provinciaux devraient consacrer une portion de leurs programmes des candidats des provinces (PCP) à la sélection de diplômées et diplômés des CMDC pour répondre aux besoins prioritaires du marché du travail. À plus long terme, ils devraient envisager de mettre à l’essai des volets d’immigration alignés sur le modèle des CMDC

    Les personnes formées dans les CMDC seraient des candidates idéales pour combler les pénuries de main-d’œuvre provinciales et devraient être sérieusement considérées dans les programmes provinciaux de candidats. Les provinces devraient envisager d’allouer un certain nombre de leurs places aux diplômées et diplômés des CMDC et de les nommer dans le cadre de leurs volets existants des PPC.

    Après avoir démontré le succès de la nomination de diplômées et diplômés de CMDC dans les volets actuels, les provinces pourraient envisager de concevoir un volet spécifique pour ces candidats. Ces volets pourraient, par exemple : exiger que les participantes et participants aient une offre d’emploi au Canada; cibler les secteurs clés où la province fait face à des pénuries de main-d’œuvre; faciliter la sélection de diplômées et diplômés prêts à contribuer immédiatement.

    La création de tels volets contribuerait non seulement à combler les pénuries prioritaires, mais rendrait également les provinces plus attrayantes pour les diplômées et diplômés des CMDC.

  • Recommandation 8

    Le gouvernement du Canada devrait envisager le lancement d’un projet pilote de deux ans — le « Programme des travailleuses et travailleurs hautement qualifiés à l’échelle mondiale » — en tant que voie d’immigration économique menant à la résidence permanente pour sélectionner les diplômés des CMDC afin de combler les besoins dans des secteurs prioritaires. Un pour cent des places fédérales en immigration économique devrait être réservé à ce projet pilote (sans incidence sur les PCP, les programmes québécois de travailleurs qualifiés ni les volets destinés aux gens d’affaires)

    Le Programme des travailleurs hautement qualifiés à l’échelle mondiale constituerait une voie pilote vers la résidence permanente pour les participantes et participants aux CMDC ayant terminé une formation pertinente pour combler les besoins prioritaires du marché du travail canadien. L’objectif n’est pas de faire des CMDC un raccourci vers la résidence permanente : les diplômées et diplômés des CMDC seraient un bassin de talents ayant reçu une formation canadienne dans des domaines prioritaires, élaborée en partenariat avec des employeurs, des établissements et des gouvernements canadiens.

    L’allocation d’environ 1 300 places la première année permettrait à ce projet pilote d’être comparable en ampleur à d’autres projets pilotes récents d’immigration économique (p. ex. le Programme pilote agroalimentaire, le Programme pilote d’immigration au Canada atlantique, le Projet pilote sur la mobilité économique).

    En fonction des futurs plans d’immigration et des résultats des CMDC, ce volet pourrait être élargi. Une évaluation rigoureuse et continue serait nécessaire pour mesurer les résultats et permettre une mise à l’échelle efficace.

  • Recommandation 9

    Le gouvernement du Canada devrait veiller à ce que les personnes inscrites dans les Centres mondiaux de développement des compétences aient un accès approprié aux services juridiques, aux services d’établissement et à l’accompagnement pour naviguer dans les systèmes

    L’accès à la seule formation professionnelle ne suffit pas à préparer efficacement les apprenantes et apprenants internationaux à immigrer au Canada. Ils bénéficieraient de services d’accompagnement complets pour les aider à se préparer à la vie au Canada et à naviguer dans le processus d’immigration. Plus ce processus est fluide, plus les diplômées et diplômés seront prêts à contribuer rapidement au marché du travail canadien.

    Le gouvernement du Canada pourrait financer des organisations offrant des services juridiques, des services d’établissement et des services d’orientation dans les systèmes, par l’entremise d’un volet du Programme des travailleurs hautement qualifiés à l’échelle mondiale. Il devrait également travailler à réduire les obstacles non financiers que pourraient rencontrer ces organisations lorsqu’elles offrent des services d’établissement à l’étranger.

  • Recommandation 10

    Les partenaires de l’écosystème devraient coordonner leurs interventions afin d’offrir leurs services directement dans les CMDC, notamment les organismes d’établissement, les avocates et avocats en immigration ainsi que les consultantes et consultants en immigration

    Les fournisseurs de services à but lucratif (p. ex. cabinets juridiques, consultants en immigration) et les organismes sans but lucratif (p. ex. organismes d’établissement) pourraient offrir leurs services directement dans les CMDC ou à distance.

    Ces organisations pourraient envisager une co-implantation dans les CMDC ou même une collaboration avec les ambassades/consulats du Canada ou avec des bureaux d’immigration et de promotion des exportations. De tels partenariats seraient essentiels pour répondre aux besoins des employeurs et pour préparer adéquatement les apprenantes et apprenants des CMDC, en leur offrant une formation et une éducation allant au-delà des seules compétences techniques et professionnelles.

établir de solides partenariats avec les employeurs pour favoriser la préparation à l’emploi et les voies d’intégration professionnelle

  • Recommandation 11

    Les employeurs devraient collaborer avec les exploitants des CMDC pour concevoir des programmes de formation adaptés aux réalités actuelles du marché du travail et offrir, lorsque possible, des occasions pertinentes d’apprentissage intégré au travail en mode virtuel

    Les curriculums des CMDC doivent être directement fondés sur les besoins du marché du travail. Les employeurs devraient jouer un rôle étroit dans la définition des compétences et des aptitudes nécessaires à la réussite des employés. Cela pourrait inclure : la communication d’informations sur les lacunes en compétences techniques et le partage d’attentes liées au milieu de travail et à la culture organisationnelle.

    Les collaborations entre les exploitants de CMDC et les employeurs pourraient être facilitées grâce au soutien de conseils sectoriels et d’associations industrielles. Les employeurs pourraient également offrir des stages rémunérés et des occasions d’apprentissage intégré au travail à distance aux apprenantes et apprenants des CMDC. De telles expériences permettraient d’exposer les futurs travailleurs aux normes, pratiques et attentes canadiennes et d’offrir une forme d’« expérience canadienne », souvent fortement valorisée par les employeurs.

  • Recommandation 12

    Les employeurs devraient s’associer aux CMDC afin de contribuer au financement de la formation et des coûts de relocalisation

    Les employeurs bénéficieraient grandement d’un accès à des talents immigrants possédant les compétences appropriées pour travailler dans des secteurs clés.

    Afin d’accroître la capacité des CMDC à former des travailleurs qualifiés, les employeurs pourraient s’associer aux CMDC et fournir un financement pour commanditer des places de formation dans les domaines où les besoins en main-d’œuvre sont les plus pressants. En retour, les employeurs auraient accès à un bassin solide de personnes qualifiées, prêtes à immigrer au Canada. Les employeurs devraient également soutenir les diplômées et diplômés des CMDC qu’ils embauchent, notamment en remboursant leurs coûts de réinstallation et fournissant un soutien en immigration lors de leur établissement au Canada.

  • Recommandation 13

    Le gouvernement du Canada devrait diriger des missions internationales de recrutement afin de mettre en valeur les bassins de talents issus des CMDC

    Les gouvernements fédéral et provinciaux mènent déjà des missions internationales de recrutement pour attirer des travailleurs qualifiés au Canada, notamment le Destination Canada Forum Mobilité ainsi que des événements ciblés de plus petite envergure.

    À l’avenir, le gouvernement du Canada devrait diriger des missions de recrutement dans les villes où se trouvent des CMDC. Ainsi, les gouvernements et les employeurs pourraient recruter directement des apprenantes et apprenants des CMDC ainsi que des diplômées et diplômés formés précisément dans les compétences les plus recherchées par l’économie canadienne.

  • Recommandation 14

    Le gouvernement du Canada devrait collaborer avec les provinces et les territoires pour élaborer un ensemble d’exigences auxquelles les établissements devront satisfaire afin d’être reconnus comme CMDC

    Le Canada doit renouveler la confiance envers la marque canadienne en matière d’établissements d’éducation et de formation. En tant que nouvelle catégorie d’établissement d’enseignement, les CMDC doivent faire l’objet d’une évaluation rigoureuse de la part du gouvernement du Canada, en partenariat avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, afin de gagner la confiance des futurs apprenantes et apprenants, des pays hôtes et des employeurs.

    Un ensemble d’exigences devrait être élaboré par le gouvernement fédéral en collaboration avec les provinces et territoires responsables de l’éducation postsecondaire et de la formation. Ces exigences pourraient inclure : des critères liés aux pratiques de recrutement; des exigences concernant la gouvernance (p. ex. une supervision officielle académique et sectorielle); une stabilité financière; des installations répondant aux normes canadiennes; des seuils minimaux pour la proportion de personnel et de corps professoral canadien. Les CMDC qui répondent à ces exigences seraient reconnus par le gouvernement du Canada et admissibles à du financement.

Mobiliser l’expertise des communautés de nouveaux arrivants pour soutenir les diplômés des CMDC

  • Recommandation 15

    Les dirigeants et organismes des communautés de nouveaux arrivants et des diasporas devraient être des partenaires actifs des CMDC, en soutenant les diplômées et diplômés dans la création de capital social au Canada, en facilitant l’accès au mentorat et aux réseaux communautaires, et en les informant sur la vie au Canada

    Le manque de capital social est souvent cité comme un obstacle à la réussite des personnes immigrantes lorsqu’elles s’installent dans un nouveau pays. Les communautés de nouveaux arrivants et de la diaspora détiennent un savoir précieux, fondé sur l’expérience, concernant les défis liés à l’immigration au Canada et à l’intégration au marché du travail. Les organisations représentant ces communautés, particulièrement celles liées aux secteurs prioritaires, devraient travailler en étroite collaboration avec les CMDC afin d’assurer que leurs diplômées et diplômés soient bien connectés à la communauté dès leur arrivée au Canada.

  • Recommandation 16

    Le gouvernement du Canada devrait mettre sur pied une table consultative consacrée à l’EFPT international et à la mobilité de la main-d’œuvre, afin d’examiner les possibilités de mise en valeur du modèle des CMDC

    Le déficit actuel de compétences techniques et professionnelles dans le système d’immigration économique du Canada ne pourra être comblé que grâce à une collaboration soutenue entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, les collèges, les autres établissements de formation et les employeurs.

    Soutenir des solutions stratégiques, y compris les Centres mondiaux de développement des compétences, qui sont véritablement pancanadiennes et alignées sur les systèmes fédéraux d’immigration nécessitera une mobilisation d’experts et d’intervenants au niveau national. Cette mobilisation permettra d’identifier des occasions de collaboration, de cerner les obstacles à la transformation et d’établir des objectifs et des résultats communs pour accroître la mobilité de la main-d’œuvre.

    La création d’une telle table consultative pancanadienne s’inscrit dans l’approche actuelle du gouvernement du Canada visant à relever les défis du marché du travail. Parmi les efforts récents, citons les Alliances pour la main-d’œuvre, ainsi que les initiatives visant à améliorer la mobilité interprovinciale des compétences, notamment pour les professions liées à l’EFTP.

À mesure que les pénuries de compétences et de main-d’œuvre s’accentuent dans l’ensemble des secteurs, le Canada a plus que jamais besoin d’approches audacieuses et novatrices en matière de développement de la main-d’œuvre

La concurrence mondiale pour attirer les talents s’intensifie, et d’autres pays déploient rapidement de nouveaux modèles de formation et d’immigration afin d’attirer et de valoriser les talents internationaux. Le Canada doit agir maintenant pour demeurer compétitif.

Les CMDC réunissent des modèles éprouvés d’une manière nouvelle et unique. Ils combinent les systèmes d’éducation et de formation du Canada, reconnus mondialement, avec un modèle international d’enseignement et formation techniques et professionnels (ETFP). En offrant une formation reconnue au Canada à l’étranger, nous pouvons en faciliter l’accès pour les futurs immigrants qui arriveront au Canada dotés des compétences nécessaires pour combler des pénuries majeures de main-d’œuvre

L’immigration a toujours été une composante essentielle de la prospérité canadienne. Préparer la prochaine génération d’immigrantes et d’immigrants à réussir permettra d’obtenir de meilleurs résultats, tant pour eux que pour l’ensemble de la société canadienne.

Introduction au défi

Les approches actuelles pour corriger les pénuries de main-d’œuvre ne sont pas suffisantes

Les écarts de compétences et de main-d’œuvre au Canada

D’importantes pénuries de main-d’œuvre et de compétences menacent la prospérité du Canada

Arrimer la formation internationale avec l’immigration canadienne

L’identité et la réussite du Canada ont longtemps été façonnées par les contributions des personnes immigrantes

Exemples internationaux d’EFTP

Enseignement et formation techniques et professionnels

Centres mondiaux de développement des compétences

Appliquer les enseignements internationaux au contexte canadien

Recommandations

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